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Réforme capitaliste de la SNCF: ça va balancer sec par Roger Colombier

Un scénario noir pour l'emploi. Un nouveau rapport a été remis mardi au Comité central d'entreprise de la SNCF. Il annonce la réduction de 11.000 à 13.000 postes dans les cinq prochaines années. Cette projection réalisée par le cabinet Secafi est encore plus sombre que celle présentée au même CCE fin février par le cabinet Degest, qui prévoyait près de 9.000 emplois d'ici 2020.

 Secafi précise avoir travaillé sur le plan stratégique que le nouveau groupe public doit «négocier et contractualiser avec l'Etat» en 2015. Conséquence de la réforme capitaliste votée par les parlementaires socialistes et écologistes: il faut stabiliser la dette. Oui, elle est toujours là, malgré ce qui avait été dit lors du vote au Parlement. Et pour ça, au moment où le chômage et la précarité sont toujours en pointe dans notre pays, sabrer dans les effectifs et augmenter la productivité du personnel restant. Secafi chiffre à 4,8 milliards d'euros l'effort de productivité interne pour réduire les coûts.

Au vu des objectifs de productivité et de la libéralisation du marché des autocars, de l''ouverture à la concurrence libre et non faussée, de la restriction des investissements subventionnés, Secafi prévoit la disparition de 11.000 à 13.000 postes. Soit un rythme accéléré par rapport aux cinq dernières années (-4.500 suppressions de 2010 à 2015), très proche de la période 2005-2010 (-14.200).

Bon, merci qui?
 
En 1969, lors de l'élection présidentielle, il y avait 2 candidats au 2e tour: la droite avec Georges Pompidou et la droite avec Alain Poher, soutenu par le Parti socialiste. Jacques Duclos (21, 27% au premier tour), pour le Pcf, avait déclaré que c'était "blanc bonnet et bonnet blanc."
Bon, je vous agace sans doute avec de l'histoire ancienne...

 

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