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Le peuple grec ne doit rien, les autres peuples « européens » non plus, le peuple français compris.

Il convient surtout de mettre à bas l’énorme mensonge sur cette prétendue solidarité contrainte avec une dette qu’aurait contractée le peuple grec : comme toute la dette « européenne » présente, il s’est agi depuis 2008 du transfert d’un endettement de la haute banque privée vers le contribuable : exactement comme en 1931 via la Banque des règlements internationaux, la dette privée est devenue dette publique par le tour de passe-passe du FMI et de la BCE, au service de leurs grandes banques privées respectives.

Le mécanisme est le suivant :

Jusqu’en 2008

1)      Investissements démentiels, en particulier dans des infrastructures, y compris Jeux olympiques, au profit quasi exclusif de grands groupes étrangers, américains, allemands, français, etc., du BTP (Bouygues, Vinci, etc.) et de l’armement, avec miettes pour les groupes privés grecs compradores.

2)      Financement par recours à l’emprunt auprès des établissements privés (banques, assurances, etc.) .

Après 2008, difficultés de remboursement, crise, Troïka, aide des États

2011-2014

Transfert de la dette privée à la dette publique, processus exigeant, tout de même, quelques années, avec intoxication idéologique simultanée. C’est la loi de Lavoisier appliquée à la finance : « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme »…

 

Les publications financières ne se privent pas de l’avouer, avec un certain triomphalisme légitime. Graphique joint extrait d’un n° de début janvier de l’hebdomadaire du capital Investir. Le journal des Finances, groupe Les Échos, dont j’ai oublié de noter la date exacte (peut-être le 10 janvier). Une démonstration irréfutable.

À diffuser partout sans modération.

 

Le peuple grec ne doit rien, les autres peuples « européens » non plus, le peuple français compris. Pratiquons la solidarité financière quand il y a lieu. En l’occurrence, nous ne sommes pas solidaires de notre haute banque fort engagée en Grèce.

Et ce qui vaut pour la Grèce vaut pour tous les pays de la prétendue « Union européenne ». Syriza ferait bien d’informer le peuple grec au lieu de l’inciter à « renégocier la dette » (Hollande aussi avait promis de « renégocier »).

 

Amitiés syndicalistes,

Annie Lacroix-Riz

 

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