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Contre le gaspillage de l'argent de votre commune dans l'installation de bornes pour voitures électriques/nucléaires

Bonjour,

 


le lobby nucléaire tente d'imposer en France l'installation de millions de bornes de rechargement pour voitures électriques (et plus exactement nucléaires : rien n'est prévu pour recharger les batteries avec de l'électricité renouvelable). L'objectif est clairement de doper la consommation d'électricité (en baisse en France depuis plusieurs années) afin de redonner un avenir au nucléaire. 

Hélas, de nombreuses communes tombent actuellement dans le piège tendu par l'Etat et relayé par les Syndicats départementaux de l'énergie et/ou les Départements et Régions. 

Mais une opportunité unique se présente pour tenter d'enrayer ce coup de force : la diffusion par France5 ce dimanche 12 octobre (20h40) d'un documentaire édifiant sur le sujet (vous devriez d'ailleurs y voir en pleine action votre Observateur du nucléaire préféré, il ne se contente donc pas d'observer !)

Nous vous proposons de contacter votre maire (en utilisant et modifiant à votre guise la lettre ci-dessous) pour l'amener à renoncer à commettre une lourde erreur. Tous les arguments nécessaires sont dans la lettre et les documents et liens qu'elle propose.

A vous de jouer !

Stéphane Lhomme
Observatoire du nucléaire

 


Objet : à propos des bornes de rechargement pour voitures électriques

Madame, Monsieur,
 

Sollicité par le Syndicat départemental de l'électricité, ou par une Collectivité territoriale, votre commune a décidé ou envisage l'installation d'une ou plusieurs bornes de rechargement pour voitures électriques. 

Avant d'aller plus loin, nous vous invitons à regarder absolument le documentaire qui sera diffusé par 
France5 dimanche 12 octobre 2014 à 20h40 
(cf présentation : http://bit.ly/1usbYlK et ci-joint)

Si votre commune a d'ores et déjà pris une décision d'installation de bornes, nous vous suggérons d'inciter vos conseillers municipaux à regarder ce documentaire (mais aussi à lire les articles répertoriés ci-dessous) et à organiser ensuite une discussion pour maintenir... ou annuler cette décision : il en est encore temps !

Si votre commune n'est pas directement concernée, sachez qu'elle sera tout de même lésée car l'argent que le Syndicat départemental ou la Collectivité territoriale se prépare à gaspiller dans cette aventure manquera pour des investissements utiles.

Les autorités française se contentent d'affirmer qu'il y aura 2 millions de voitures électriques en France en 2020 et que, de fait, il faut d'urgence installer partout des bornes de rechargement. Avouez que c'est très léger comme "argumentation"...

Avant de vous donner les informations nécessaires sur ce dossier, nous tenons à bien préciser deux choses : 

nous ne faisons pas la promotion de la voiture thermique qui est elle aussi fort polluante. Mais, justement, il ne viendrait à personne l'idée de subventionner l'achat de voitures diesel ou essence, de pousser les communes à installer avec l'argent public des pompes et de remplir gratuitement ou à bas prix les réservoirs, tout en réservant pour ces véhicules des places prises sur le domaine public. Alors pourquoi faire cela pour les voitures électriques, elles-mêmes fort polluantes (cf ci-dessous) ?

nous n' "interdisons" bien sûr à personne de se déplacer mais, par contre, nous contestons le fait de prétendre "protéger l'environnement" alors que l'on pollue, et surtout nous contestons le fait de dépenser l'argent public pour remplacer des voitures polluantes (thermiques) par d'autres voitures polluantes (électriques). Ces dépenses sont d'autant plus choquantes que 99% des acheteurs de voitures électriques sont des ménages aisés et, une fois de plus, l'argent de tous va être utilisé au profit des plus favorisés.

L'Observatoire du nucléaire est une association aux moyens modestes et qui n'a rien à vendre, la présente démarche vise uniquement à éviter le gaspillage de l'argent public de l'Etat et, en l'occurrence, des communes, dans un projet qui ne bénéficierait finalement qu'au lobby de l'automobile, à celui du nucléaire (il s'agit de toute évidence de doper la consommation française d'électricité, en baisse continue depuis plusieurs années, et de "justifier" de nouveaux investissements dans le nucléaire) et aux ménages aisés.

Nous vous prions de croire, Madame, Monsieur, à notre attachement à la protection de l'environnement, à l'utilisation judicieuse de l'argent public, et à préserver la démocratie de la pression des lobbies.

Stéphane Lhomme
Directeur de l'Observatoire du nucléaire
http://www.observatoire-du-nucleaire.org 

INFORMATIONS A LIRE (puis article de presse plus bas) :

 

Les constructeurs avouent : la voiture électrique n'est pas écologique

Avant tout, il faut rappeler que l'Observatoire du nucléaire a contraint ces derniers mois les principaux constructeurs - Renault, Citroën, Nissan, Mitsubishi, Opel, Bolloré et ses déclinaisons (Bluecar, Autolib, Bluely, Bluecub) - à retirer de leurs publicités pour voitures électriques les termes "propre", "verte" ou "écologique" (cf Le Monde.fr, 26 juin 2014,http://bit.ly/1lguS6q ).

En effet, il faut bien comprendre que, si elle ne pollue pas au moment où elle roule, la voiture électrique pollue avant, après, et ailleurs : matières premières et énergie pour la construction, pneus et batteries à l'usage, déchets en fin de vie, et bien sûr énergie pour mouvoir le véhicule.

 

En France, la voiture électrique est surtout… la voiture nucléaire

A ce sujet, les plans de développement des voitures électriques en France prévoient que le rechargement des batteries se fera quasi exclusivement sur le réseau électrique ordinaire, c'est-à-dire à 75% par le nucléaire.

La voiture électrique sera alors co-responsable des tares de l'atome, et l'on peut même parler d'une véritable délocalisation de la pollution : contamination du Niger par les mines d'uranium d'Areva, rejets radioactifs dans l'environnement et production de déchets radioactifs par les centrales nucléaires d'EDF, etc, sans oublier les mines de lithium (par exemple en Amérique du Sud) pour les batteries. Et tout ça pour permettre à des urbains privilégiés de rouler prétendument "propre"…

 

La voiture électrique n'est même pas efficace contre les émissions de co2

Mais, ce qui est probablement le plus notable, c'est que la voiture électrique n'est même pas efficace contre les émissions de co2. En effet, une récente étude de l'ADEME a montré que, compte tenu des pollutions citées ci-dessus, il faut avoir roulé de 50 000 à 100 000 kilomètres en voiture électrique avant de commencer à émettre moins de co2 qu'avec une voiture thermique (cf La Tribune.fr, 4 décembre 2013, http://bit.ly/WELjVz ).

Or, sachant que le trajet moyen en voiture électrique est très court, il est probable que la plupart des propriétaires de ces véhicules n'atteignent même pas le nombre de kilomètres requis : il faudrait rouler de 15 km à 30 km par jour, 365 jours par an, et ce pendant 10 ans.

 

Voiture électrique : des aides pour les ménages aisés

Les autorités publiques subventionnent déjà de façon indécente les acheteurs de voitures électriques - qui sont quasi exclusivement des ménages aisés - par des bonus abusivement dits "écologiques" pouvant dépasser 11 000 euros par le cumul d'aides d'Etat et d'aides régionales (cf 76actu.fr, 4 avril 2014, http://bit.ly/1uluDQ0 ), et même 15 000 euros avec un "super-bonus" annonce dernièrement.

Sans ces subventions, le prix modéré du rechargement des batteries - mais pour combien de temps encore, vu l'explosion du coût de l'électricité nucléaire ? (cf Le Monde, 27 mai 2014, http://bit.ly/TPibtR ) - serait totalement contrecarré par le prix du véhicule à l'achat. A ce compte, n'importe quelle activité ruineuse peut devenir "rentable" à condition de la faire payer par l'argent public.

 

Bornes de rechargement : une facture de 100 milliards !

Non content de ces dépenses insensées, le gouvernement prévoit aussi l'installation en France de 7 millions de bornes de rechargement pour voitures électriques (projet de loi de transition énergétique). Le coût d'une telle borne est à ce jour d'environ 20 000 euros, pose comprise. En prenant 15 000 euros pour tenir compte de l'effet de masse, cela signifie une dépense d'environ… 100 milliards d'euros. Si par miracle les prix baissaient de moitié, cela ferait encore 50 milliards d'euros.

On se demande déjà où cette somme inouïe pourra bien être trouvée et, dans ce cas bien improbable, qui pourrait justifier une telle dépense dans un projet finalement anti-social et anti-écologique, alors que l'argent public manque pour l'éducation, la santé, les énergies renouvelables, etc ?

 

Objectif 2 millions de voitures électriques… sur 40 millions !

Qui plus est, les entreprises d'Etat - à commencer par La Poste, pionnière dans cette voie de garage - et les Collectivités territoriales sont fortement incitées à acheter elles-mêmes les voitures électriques dont, jusqu'à preuve du contraire, les citoyens ne veulent pas : à peine 0,4% du total des voitures vendues en France.

Le gouvernement espère, en dépensant ainsi sans compter l'argent public, que 2 millions de voitures électriques rouleront en France en 2020. Un chiffre totalement improbable mais, même s'il se concrétisait, qui ne concernerait qu'une voiture sur 20 : autant dire une "niche" aussi inutile que ruineuse.

 

Les voitures électrique françaises rechargées par les centrales allemandes au charbon

Par ailleurs, que dire du rechargement de centaines de milliers de voitures électriques qui seraient branchées au même moment, le soir vers 18 heures lorsque leurs propriétaires rentreront du travail ? D'ores et déjà, la surconsommation française d'électricité, en particulier l'hiver avec l'option absurde du chauffage électrique, fait que la France est massivement alimentée… par les centrales électriques allemandes fonctionnant au charbon (Le Monde, 22 janvier 2013, http://bit.ly/YwStMY ).

Il est de bon ton de critiquer ces centrales et leurs émissions de co2 mais, sans elles, la France serait frappée de pénurie tous les soirs d'hiver. Le projet absurde de développement des voitures électriques ne ferait qu'aggraver encore cette situation. Et ce n'est pas le déploiement tout aussi absurde de compteurs électriques abusivement dits "intelligents" - c'est en réalité un autre projet ruineux et inefficace, mais aussi très dangereux pour les libertés publiques, nous y reviendrons dans un autre texte - qui y changera quelque chose.

 

L'argent public : ni pour la voiture thermique, ni pour la voiture électrique

Bien sûr, il ne s'agit pas pour nous de faire la promotion de la voiture thermique (essence ou diesel) qui est elle-même très polluante. Mais, justement, personne ne se hasarderait à offrir l'argent public aux propriétaires de voitures essence ou diesel, leur permettre de se garer gratuitement sur des places réservées, de recharger leurs réservoirs aux frais de la collectivité, etc :alors pourquoi le faire pour des voitures nucléaires ?

 

On ne sauve pas le Titanic en lui envoyant le Costa Concordia

L'argent public doit être affecté aux transports en commun, aux transports alternatifs, ou à tout autre projet d'intérêt général, mais certainement pas gaspillé dans la voie de garage qu'est la voiture électrique. L'objectif de la Loi dite de transition énergétique semble être de développer la voiture électrique pour doper la consommation d'électricité, en baisse depuis plusieurs années, et tenter ainsi de sauver l'industrie nucléaire, en totale déconfiture. Mais on ne sauve pas le Titanic en lui envoyant le Costa Concordia

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