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De même que la finance exige la liquidité de l'argent, la prédominance d'une société de services entièrement tournée vers les désirs du consommateur force celle du travailleur ; le salarié est devenu secondaire.

Problème, le consommateur et le salarié ne sont bien souvent qu'une seule et même personne. En voulant assouvir tous ces désirs, d'achat de tout et n'importe quoi, à n'importe quel prix et heure de la semaine, le consommateur s'aliène lui même, en tant que producteur. Pire, une fois admise dans le droit cette suprématie de la concurrence sans entrave et de la liberté de consommer sans entrave, la norme devient la satisfaction immédiate de tout désir.

Dans cette remarquable interview de Frédéric Lordon par Gilles Balbaste, proposée par le site Nada-info.fr, l'économiste développe son analyse d'un capitalisme du désir illimité, images publicitaires à l'appui.

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