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http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20140709.OBS3186/francois-hollande-plaisir-de-trahir-joie-de-decevoir.html

Ex-soutien du président, l'écrivain Laurent Binet est stupéfait par la politique menée aujourd'hui. Il l'écrit pour la première fois dans "le Nouvel Observateur", en kiosque le 10 juillet. Extraits.

Le Bourget, premier grand meeting de la campagne présidentielle de François Hollande, le 22 janvier 2012. (Patrick Kovarik/AFP PHOTO)

Le Bourget, premier grand meeting de la campagne présidentielle de François Hollande, le 22 janvier 2012. (Patrick Kovarik/AFP PHOTO)

En bref

  • Laurent Binet, auteur de "Rien ne se passe comme prévu" (Grasset), journal de la campagne présidentielle de François Hollande, dit pour la première fois sa déception devant la politique menée aujourd'hui.
  • "Le Nouvel Observateur" publie son coup de gueule dans son édition du 10 juillet. Extraits.

Finalement, il y aura quand même eu un changement sous le quinquennat de François Hollande. Il ne s'agit pas, naturellement, du tournant social-démocrate imaginaire que seules l'inculture historique, la complaisance proverbiale et la dépolitisation fondamentale de certains journalistes ont pu accréditer un instant.

Politiquement, le déroulement des opérations a été au contraire remarquablement rectiligne : des premières semaines (ratification du traité européen, hausse de la TVA, crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi) aux dernières en date (intermittents, pénibilité), l'inconcevable succession de reniements s'est égrenée avec une formidable constance. […]

La "provocation" (comme il l'a qualifiée lui-même) de Michel Sapin, déclarant que, tout compte fait, "notre amie, c'est la finance", nous fait basculer dans une autre dimension.

Le message ne peut pas être plus clair : les mots ne veulent rien dire, ils sont réversibles comme des gants, ne nous écoutez jamais, ne croyez jamais ce qu'on vous dit, on vous a entubés jusqu'à la garde, abandonnez toute espérance, après nous le déluge. […]

L'Histoire se souviendra de ces hommes comme de la cinquième colonne du Medef, je crois que la cause est entendue. […] Plaisir de trahir, joie de décevoir.

"La gauche peut mourir", dit l'assassin. Mais non, la gauche ne mourra pas. C'est elle ou vous, et ce sera vous, parce que les idées de justice sociale auxquelles vous avez tourné le dos sont éternelles, tandis que vous êtes déjà oubliés. […]

>> LIRE l'intégralité de la tribune de Laurent Binet, et le dossier "Et si Hollande avait tout faux ?" dans "le Nouvel Observateur", en kiosque jeudi 10 juillet.

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